Un héritage précieux

À quoi servent les plans-reliefs ? Au-delà de leur valeur militaire, passée assez vite au second plan, les plans-reliefs ont une indéniable valeur de prestige : par leur taille – la plus grande des maquettes mesure 160 m2 –, leur nombre, leur qualité d’exécution, ils furent considérés dès le XVIIIe siècle comme un instrument montrant la puissance de la France. C’est pour cela que Louis XIV les fit présenter au Louvre.

Au fil du temps, cet aspect s’est doublé d’une valeur historique. Les plans-reliefs sont d’abord un cours en images d’histoire de la fortification : toutes les techniques de protection militaire d’une ville, de Vauban jusqu’à Séré de Rivières, sont représentées, et l’ensemble des places représentées montre la façon dont la France a conçu la défense de ses frontières du XVIIe au XIXe siècle.

Ce sont ensuite des témoignages de l’histoire urbaine : en complément des plans anciens, les plans-reliefs offrent une vue en 3D, « aérienne » avant la lettre, du paysage des villes de France sous l’Ancien Régime et au XIXe siècle. Ces vues sont particulièrement utiles quand ces villes ont été radicalement modifiées, comme l’ont été Brest ou Cherbourg à la suite des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La représentation de l’environnement des villes est, de la même façon, un témoignage irremplaçable d’histoire de l’aménagement des milieux ruraux.

 

L’histoire des plans-reliefs 

Réalisation : Isegoria (avec les images de l’ECPAD)

Durée : 5’20